Ils sont 180 au total, des experts comptables congolais soumis à une formation spéciale avant leur intégration dans l’Ordre national des experts comptables de la RDC (ONEC/RDC). Cette session de formation qui se tient grâce à l’appui financier de la Banque mondiale à travers le Projet Profit-Congo a été ouverte hier lundi à Kempiski Fleuve Congo Hôtel par le vice-ministre des Finances, Albert Mpeti.

Elle vise entre autres à compléter et aiguiser les connaissances des impétrants en matière de comptabilité. Ils, vont, très précisément, être formés sur le système comptable OHADA, la fiscalité, le droit du travail, le droit des sociétés.

L’audit, le contrôle des comptes et normes Isas de l’IFAC sont également parmi les enseignements que les experts comptables congolais et étrangers vont, pendant environs trois mois, dispenser aux futures experts comptables.

Si bien que 180 candidats sont en formation, il n’est pas sûr que tous intègrent l’ONEC. Car à l’issue de la formation, les candidats seront soumis à un dernier test écrit, question de filtrer de bons éléments, susceptibles de faire désormais partie de l’ONEC.

A noter que la formation se déroule sur toute l’étendue du pays, répartie sur trois sites, à savoir : Kinshasa, Lubumbashi et Goma.

AVANTAGES DE LA FORMATION

En effet, c’est depuis février 2015 que fut créé l’Ordre national des experts comptables, une structure qui consiste notamment à aider l’Etat pour assurer la transparence de la gestion des finances tant publiques que privées.

Outre, les 180 candidats experts comptables, l’ONEC compte à ce jour 160 experts comptables agréés par la commission spéciale. D’ici fin 2016, l’ONEC envisage compter entre 300 et 400 experts comptables, condition sine qua non pour que l’ordre national des experts comptables de la RDC soit admis à l’IFAC (International Fédération of Accountants).

De ce fait, la création de I’ONEC avec à son sein des comptables qualifiés, permettra d’assurer la crédibilité de l’information financière contenue dans les états financiers destinés aux investisseurs et divers autres utilisateurs dont l’Etat lui-même.

Ce point de vue a été également relayé par Saidou Diop, chargé du Projet Profit-Congo à la Banque mondiale. Pour lui, l’afflux des investisseurs économiques en RDC dépend notamment de l’amélioration des climats des affaires et des investissements. Ainsi, a-t-il ajouté, la formation des experts comptables constitue une étape importante à l’assainissement du climat des affaires en RDC.

Evidemment, pour les organisateurs c la formation, la qualité attestée des experts comptables congolais, va, à coup sûr, favoriser l’attrait des investisseurs étrangers et nationaux que la RDC a besoin pour le développement de son économie. Il va sans dire que la mise en œuvre de l’ONEC contribuera à la réduction des fraudes fiscales, pratiques qui affectent la mobilisation des recettes de l’Etat.

C’est dans ce sens d’ailleurs que le vice-ministre des finances a, lors de son mot de circonstance, appelé les participants à l’assiduité et au sens élevé de responsabilité, arguant que la RDC attend beaucoup de l’apport des experts comptables pour atteindre le cap de l’émergence à l’horizon 2030.

Par Cyprien KAPUKU